Ghana

Avec une croissance de PIB estimée à 13.5% pour 2011 les économistes prédisent un futur optimiste pour le Ghana, la Banque Mondiale ayant récemment classifié le pays dans la catégorie de revenus bas-moyens. Mais beaucoup plus d’un quart de la population vit encore dans la pauvreté, particulièrement dans les zones rurales et côtières.

Les jeunes dans le Ghana rural sont confrontés à de graves problèmes de chômage. La jeunesse rurale représente environ 35% des sans-emploi car l’activité économique/le développement sont rares hors des villes et parce que ces jeunes n’ont pas de qualifications techniques ou d’accès aux formations. Seuls 5% des jeunes ruraux ont reçu une formation professionnelle par rapport aux 21% de ceux vivant dans les villes.

Le tourisme est vu comme le “nouvel or” emmenant la création d’emplois, le développement et la croissance économique. Il devrait devenir le plus gros employeur d’ici 2015, représentant environ 10% de la main d’oeuvre nationale et créant environ 50 000 emplois directs et un nombre substantiel d’emplois indirects. L’industrie entraîne aussi la croissance dans d’autres secteurs tels que la construction, l’agriculture, l’artisanat et les services, créant une demande substantielle pour le travail non officiel.

Mais est-ce qu’une telle demande élevée de travailleurs peut être résolue ? En réalité, la croissance est menacée par le manque et la qualité de travailleurs dans l’hôtellerie. Si le besoin pour 10 500 réceptionnistes, agents d’entretien et personnel de restaurants doit être rempli d’ici 2015, environ 2 500 personnes devront être formées chaque année en gestion touristique et hôtellerie pour occuper les postes. Une meilleure qualité des services devrait sans doute attirer plus de visiteurs et conduire à une croissance économique plus forte.

Le secteur emploie de nombreux travailleurs non qualifiés ou semi-qualifiés de façon non officielle dans les hôtels, les restaurants, les boutiques d’artisanat, les transports locaux et les compagnies de visites guidées. Beaucoup participent à la production de légumes pour de petits hôtels, vendant de la nourriture cuite aux touristes, et de plus en plus dans les entreprises de maisons d’hôtes. De tels travailleurs sont peu payés et n’ont pas de sécurité de l’emploi ou de droits syndicaux. Vu l’opportunité de développer leurs compétences, ces travailleurs les plus désavantagés peuvent sortir de l’insécurité pour des emplois plus stables et mieux payés.