Mozambique

Le Mozambique fait partie des pays les moins développés et les plus pauvres au monde, classé 165ème sur 169 d’après l’Index du Développement Humain (HDI) 2010, avec un revenu par tête d’habitant de 370 USD $. Plus de la moitié de la population se trouve sous le seuil de pauvreté.

Mais le pays connaît une phase de stabilité politique et sociale et de croissance économique depuis qu’il a fêté sa quatrième élection démocratique depuis la réconciliation.

La croissance annuelle de 6% dans l’industrie du tourisme devrait s’accélérer lors des cinq prochaines années. De nouveaux investissements du secteur privé dans les mines, l’infrastructure, l’énergie et le commerce agricole ont emmené le business touristique, tandis que la classe moyenne grandissante représente environ 40% du marché touristique actuel, d’après le Ministère du Tourisme.

S’il est géré de manière durable et pro-pauvre, le tourisme possède tous les ingrédients pour aider le gouvernement dans ses efforts pour diminuer la pauvreté au Mozambique, particulièrement dans les provinces où l’économie du tourisme devient établie et où la demande est croissante (Maputo, Inhambane, Gorongosa et Nampula).

Le tourisme stimule de nombreuses compagnies qui démarrent : à Maputo et à Inhambane, plus de 80% des entreprises sont micro, petites et moyennes (MSME) dans les secteurs du logement, de la nourriture et des boissons, et des agences de voyage. En 2010 le tourisme a offert 35 000 emplois demandant relativement peu de qualifications et peu d’investissement, les rendant potentiellement accessibles aux pauvres.

Pour piloter ce potentiel de croissance le Mozambique doit maintenir les investissements en infrastructures de base, moderniser sa législation actuelle, augmenter les investissements étrangers et nationaux, décentraliser la gouvernance touristique et consolider la position de Nampula, Gorongosa, Inhambane et Maputo en tant que quatre destinations touristiques principales du pays. Il doit aussi former ceux travaillant dans l’industrie de manière à ce que les niveaux de service et d’équipements répondent aux attentes des voyageurs, à la fois étrangers et nationaux.

La formation professionnelle pour les plus désavantagés fonctionne à deux niveaux. Tout d’abord, les travailleurs seront rendus indépendants pour trouver un emploi plus stable, mieux payé, ou pour développer leur propre entreprise. Deuxièmement, la qualité générale des services et des équipements sera améliorée, attirant du coup plus de touristes au Mozambique et provoquant une plus grande croissance.