Secteur non officiel

Une économie non officielle domine dans tout le pays à cause de l’extrême pauvreté, du chômage et du manque d’éducation, de compétences et de formations professionnelles et techniques On estime qu’elle représente plus de la moitié de l’économie nationale. D’après l’Etude de 2008 sur la Main d’Oeuvre du Népal, plus de 11 millions de personnes sont employés de manière non officielle, et 54% sont des femmes.

L’économie non officielle du Népal dans le domaine du tourisme se rencontre largement parmi les travailleurs saisonniers non qualifiés et partiellement qualifiés dans les hôtels, les restaurants, les magasins touristiques (particulièrement les boutiques d’artisanat), les transports locaux et les compagnies de visites guidées du pays ainsi que parmi les micro entrepreneurs de sociétés de restauration, d’hôtellerie et de voyage principalement dirigés en famille. Un nombre significatif travaille aussi dans les domaines de l’agriculture, de l’élevage et des travaux ménagers.

En 2008, le tourisme employait directement 83 000 népalais et indirectement 548 000, ce qui représentait 5,3% du total des emplois. L’Organisation Internationale du Travail (ILO) estime qu’environ 1,5 million de personnes bénéficient directement ou indirectement de leur travail dans le domaine.

Il est clair que de nombreux travailleurs non officiels sont confrontés à des difficultés quotidiennes sur le lieu de travail, telles que :

  • Travail très intense et travail manuel lourd
  • Existence de la servitude sous diverses formes et travail attaché
  • Heures de travail longues et anti-sociales
  • Dangers pour la santé qui sont rarement pris en considération
  • Faibles niveaux de compétences et manque d’accès à des formations
  • Relations de travail basées sur des contrats oraux
  • Pas de système de protection sociale
  • Travail de subsistance et utilisation de travailleurs non payés dans les familles
  • Harcèlement, y compris de type sexuel, ethnique, de caste, et basé sur les localités, qui n’est pas réglé
  • Pas de lois séparées pour les travailleurs de l’économie non officielle et peu de contrôle de l’Etat sur les activités économiques non déclarées
  • De nombreuses activités se situent hors du cadre d’impôts du gouvernement